Mon engagement politique prend ses racines dans le constat de discriminations toujours présentes. Celles-ci empêchent la méritocratie républicaine de s’exprimer pleinement.

Cette situation qui, en plus de pénaliser celles et ceux qui ne parviennent pas aux postes qui devraient leur être dévolus, pénalise notre pays par son incapacité à renouveler ses élites. Le déterminisme social, l’absence de perspectives, l’inertie de certaines catégories socioprofessionnelles, restent un réel problème. Si ces éléments sont pris en compte dans le débat public, ou au sein des entreprises, beaucoup de choses restent à accomplir. Partant de là, mon investissement citoyen s’est structuré autour de trois étapes : la conceptualisation des idées par le débat [le CQFD], la matérialisation des idées par l’action [les Indems de Gennevilliers], la diffusion des idées par le levier du national [l’UDI].


Avant de m'engager, j'ai voulu constituer un premier socle d'idées à défendre.

En 2009, je crée, avec une dizaine de membres fondateurs, le Conseil des Quartiers de France pour la Diversité (CQFD). Il s’agit d’un groupe de réflexion dédié aux quartiers sensibles et, plus généralement, à la diversité de notre pays. Considérant que les personnes qui en sont issues peuvent cumuler les difficultés quant à l’accès au logement, à la formation, à l’emploi, aux responsabilités sociales, économiques et politiques, nous avons souhaité appréhender toutes ces problématiques en tant qu’acteurs et être constructifs. Nous avons formalisé une offre politique en y associant un public de plus en plus large afin de faire émerger une conscience citoyenne. Prônant une intégration à la société française, et non une assimilation, nous posons des solutions concrètes pour tendre vers une réelle égalité des chances et prétendre à une réelle justice sociale.


Mes idées, j'ai ensuite souhaité les mettre à l'épreuve de la réalité locale.

Après avoir conceptualisé une trame idéologique au sein du CQFD, la question de la mise en œuvre de nos idées s’est très rapidement posée. Nous avons alors estimé que l’échelon politique local était l’échelon pertinent pour s’engager : nous avons ainsi créé, en 2013, les Indépendants et Démocrates de Gennevilliers. A travers la création de ce parti local, nous nous sommes fixés comme objectif d'adapter nos propositions à la situation de notre commune, à contextualiser nos mesures. Pour les élections municipales de mars 2014, nous avons bâti un programme qui s’adresse à tous les électeurs, sans exclusive, ce qui m’a permis de devenir conseiller municipal. Cependant, il est nécessaire de palier à un état de fait regrettable : nous n’utilisons pas suffisamment les outils démocratiques qui sont à notre disposition pour nous autodéterminer.


Pour le national, j'ai rejoint le parti qui incarne le mieux mes convictions.

Mon choix d’adhésion à un parti politique national s’est rapidement porté sur l’Union des Démocrates et Indépendants. Cette formation, créée par Jean-Louis Borloo, incarne une droite sociale réformatrice qui, tout en mettant l’accent sur les valeurs de travail, de création d’entreprise, d’innovation, porte également les valeurs de justice sociale et d’écologie, souvent plus associées à la gauche française. Or, je ne souscris pas à la logique qui voudrait qu'il y ait les bons d'un côté, et les mauvais de l'autre. Cette approche, ancrée dans le bipartisme, confisque trop souvent le débat de fond pour des postures idéologiques caricaturales. A l’heure où le Front National progresse de façon alarmante, il est temps d’en sortir : le centre a vocation à être la véritable alternative, pas le Front National. J’ai donc pris la responsabilité de la section locale de l’UDI ; je suis également conseiller national du parti et conseiller régional d'Ile-de-France.