Nombre d’études montrent que les français n’ont plus confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays, et beaucoup estiment que les responsables politiques se préoccupent pas ou peu de ce que pensent et vivent les gens. Non seulement le pouvoir est aux mains de politiciens dotés d’une faible représentativité mais, en plus, leur élection a souvent été acquise avec un fort taux d’abstention. Comme c’est le vote des citoyens qui fonde la démocratie représentative, le taux d’abstention croissant en France doit nous amener à remettre en cause le mécanisme électoral. Cela est d’autant plus vrai que le Front National capitalise sur la détresse de nos concitoyens et profite du marasme démocratique et politique dans lequel nous nous trouvons. C’est pourquoi je milite pour l’instauration du devoir de vote en France ou, autrement dit, le vote obligatoire. Je vous propose d’en analyser tous les avantages.

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La loi Duflot de janvier 2013 se voulait à la fois plus ambitieuse, faisant passer le seuil de logements sociaux de 20 à 25%, et plus coercitive avec une pénalité financière multipliée par cinq, plafonnée à 10% du budget total de la commune. Or, ces dispositions doivent être complétées pour s’assurer que les maires appliquent la loi : il faut les rendre inéligibles pour un mandat s’ils ne respectent pas leurs objectifs. Cela apporterait une réponse forte à la logique électoraliste. Par ailleurs, si les villes qui ne respectent pas la loi SRU sont pointées du doigt, la même attention doit être accordée à celles qui pratiquent l’excès inverse. Celles dont la proportion de logements sociaux dépasse 50% du parc d’habitation doivent faire l’objet d’amendes ; pour elles, l’accession sociale à la propriété doit constituer un levier majeur. Enfin, entre les villes ayant trop d’HLM et celles qui n’en ont pas assez, des conventions de gestion de la mixité sociale doivent être signées.

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En France, l’administration et l’enseignement doivent être réorganisés pour retrouver le chemin de l’efficience éducative, et pour être bénéfiques à tous les élèves, sans exception. Or, 140 000 jeunes en moyenne sortent du système scolaire sans diplôme chaque année, chiffre qui constitue à lui seul un indicateur d’alerte quant au dysfonctionnement de notre institution. Si le diagnostic a été posé depuis longtemps, et les leviers d’amélioration pour la plupart identifiés, il convient de les activer, en même temps, pour assurer la cohérence globale du changement à insuffler. A cet égard, je propose de nous inspirer du système finlandais, l’un des mieux notés en termes de performance éducative, système qui s’organise autour de quelques idées directrices : l’autonomie accrue des établissements scolaires pour développer un projet pédagogique adapté au public d’élèves adressé, l’amélioration de la formation initiale et continue des enseignants, la concentration des moyens humains dans les écoles les plus défavorisées.

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Notre économie de marché se base sur un modèle linéaire de consommation des ressources naturelles : celui-ci consiste à extraire, fabriquer, consommer en masse, et à jeter. Ce mode de fonctionnement a pris une ampleur telle que l’estimation de certains gisements présente, pour le siècle en cours, une perspective d’épuisement. Au regard des prévisions de croissance de la population mondiale, et de la raréfaction des ressources qui en découle, ce modèle n’est pas soutenable dans la durée. Dans ce contexte, l’économie circulaire peut nous permettre de passer du jetable au durable et, ainsi, préserver les ressources de notre planète. En s'inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels, cette économie transforme les déchets en matières premières ; celles-ci sont ensuite réutilisées pour la conception d’autres produits. Elle donne au facteur écologique, indispensable à la préservation des écosystèmes, une place centrale dans le cycle de production industrielle.

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Au regard des valeurs universelles portées par la France, notamment à travers les Droits de l’Homme, et le nécessaire besoin de réforme de notre contrat social, il n’est plus possible que les chômeurs et la classe moyenne, qui fait l’objet d’un matraquage fiscal, soient mis dos à dos. Toutes deux victimes d’un mode de fonctionnement qui a atteint ses limites, ces populations ne peuvent supporter plus de régulation étatique sans la conquête d’un droit politique nouveau, à même hauteur révolutionnaire que le suffrage universel. Dans ce contexte, je propose que soit institué un revenu de base à vie, versé à chaque français, chaque mois, de la naissance à la mort, que l’on soit chômeur, actif ou retraité. Ce revenu viserait à garantir une rentrée d’argent à tous, d’un montant permettant de vivre, indépendamment des besoins spécifiques à chacun. Cela pourrait être un revenu de l’ordre de 800 euros pour un adulte, un enfant toucherait la moitié de cette somme et serait gérée par ses parents ou un tuteur légal.

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La crise du syndicalisme français est liée à des facteurs internes et externes. Tout d’abord, si l’on regarde les facteurs externes, il faut constater que les progrès sociaux nés des Trente Glorieuses ont, depuis longtemps, marqué le pas. Aujourd’hui, en période de conjoncture économique dégradée, il est plus difficile d’envisager de nouvelles conquêtes sociales : dans des domaines tels que la protection sociale, le chômage, la formation, l’action syndicale n’est plus conquérante, elle est conservatrice. La mondialisation a créé une pression à la baisse sur les salaires, la durée et les conditions de travail. La concurrence de pays émergents, dans lesquels le syndicalisme est très faible, a provoqué un arrêt voire une remise en cause des acquis syndicaux obtenus naguère. En matière de facteurs internes, les syndicats ne peuvent plus se représenter le monde selon la lutte des classes : les entreprises ne sont plus gérées comme au temps du taylorisme ou du fordisme.

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La fiscalité sur les bénéfices des sociétés cristallise le gros du débat sur la convergence fiscale car elle illustre les problématiques d’arbitrage géographique en matière d’investissement. Or, dans la guérilla fiscale que se livre les pays européens, les repositionnements fiscaux ne concernent pas que l’IS : une quinzaine de pays ont, depuis dix ans, basculé une part de leur fiscalité des facteurs de production vers la consommation. L’Allemagne a notamment renforcé sa compétitivité externe en augmentant sa TVA : cela aaugmenté le prix de ses importations et réduit celui de ses exportations. Mais, plutôt que de conquérir un avantage profitable mais provisoire, il paraît indispensable de progresser en matière de coopération.

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